SICAV, FCP, FCPI : Le décodeur pour ceux qui veulent juste investir (sans aspirine)
Si le conseiller bancaire commence à sortir des acronymes comme s'il jouait au Scrabble, cela veut souvent dire: frais de gestion. Ici, on vous explique tout pour y voir plus clair!

On continue notre tour d’horizon des différents types d’investissements avec des membres de la famille des OPCVM (oui, encore un acronyme, qui veut tout simplement dire Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. On n’est pas plus avancés hein?!).
A la fin de la lecture de cet article, on espère que les SICAV, les FCP et les FCPI n’auront plus de secrets pour vous!
SICAV et FCP: juste des enveloppes au final, et un gestionnaire qui gère pour vous
Le titre est plutôt clair, même s’il y a une petite différence entre les deux:
Les SICAV (pour Société d’Investissement à Capital Variable) sont juridiquement des sociétés. Quand vous y investissez, vous achetez des parts de la société et donc en devenez actionnaires
Les FCP (pour Fonds Commun de Placement) ont un autre statut, il s’agit de copropriétés de valeurs mobilières. Ici, vous achetez des parts
Mais dans les deux cas, l’idée est la même. Vous donnez de l’argent… et c’est tout, charge à la société ou au fond de le faire fructifier au mieux en faisant de la gestion active. Sachez qu’ils prendront de menus frais pour cela. Mais s’ils bossent bien, ce n’est vraiment pas un souci, dans ce genre d’investissement, il faut regarder le rendement net de frais (même si attention, les performances passées ne présagent pas des performances futures).
Ici, pas de réduction d’impôts spécifiques à ces produits, vous paierez rubis sur l’ongle à chaque versement de dividendes et sur les éventuelles plus-values à la revente.
FCPI: innovation… et piège fiscal?
Les FCPI (pour Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) sont des FCP un peu particuliers puisqu’ils servent principalement à financer des start-ups et des PME innovantes:
Les plus: c’est comme miser sur Facebook, on espère faire x1000. Et puis cocorico, on finance nos entreprises qui veulent innover mais qui n’ont pas accès au financement. D’où une réduction d’impôt (en gros, 25% de vos versements dans la limite de 12.000€ pour une personne seule) si vous conservez vos parts pendant 5 ans
Les moins: L’argent est bloqué (généralement entre 6 et 10 ans, soit plus longtemps que la période pour profiter du crédit d’impôt, et lisez bien les prospectus, parfois cette période peut encore être allongée). Mais surtout, cela reste un pari, toutes les entreprises innovantes ne cartonnent pas
C’est une sorte d’investissement engagé, ce qui explique la réduction d’impôt, l’Etat essaye de vous inciter à y aller (plutôt qu’y aller lui-même vous noterez). Peut-être parce que le rendement n’est pas toujours au rendez-vous?
Au final, on en pense quoi?
Comme tous nos articles, ceci ne constitue pas un conseil en investissement, on donne juste notre avis. Et notre avis il dit que ces produits financiers, sur le long-terme, ont dans leur majorité des frais trop importants qui grignotent le rendement. Du coup on aime pas trop, on leur préfèrera des ETF (indice qui réplique un indice, un secteur, … avec des frais légers légers) à mettre dans une enveloppe défiscalisée à la rigueur, comme le PEA, si cela vous fait plaisir.
Nous, on reste à l’écart. Mais bon, pour briller en société, il est important de savoir de quoi on parle pour ne pas être pris en défaut!